Question ouverte: Le Ramadan, c'est donc être vertueux un mois par an ?

Tout d'abord pardonnez-moi pour le ton provocant de ma question.
Le fait est que j'ai été un peu traumatisée - oui je sais il m'en faut peu...
Aziz, ami d'un ami, pour situer qui pourrait être mon papa... Bref, Aziz très sympa, et qui me dit tout ému, la veille de l'Aïd "c'est comme quitter un ami qu'on ne verra plus pendant un an" - Ô combien je comprenais !...
Et aujourd'hui, Aziz, c'est tiercé, et bières, au point de ne plus avoir les idées très claires. Je ne suis pas rigoriste mais il y a quand même une distorsion non? La vertu, la piété pendant un mois, et puis quoi? C'est vacances jusqu'à l'année prochaine?
Dans le même sens, une copine musulmane me disait (c'était le 16/17 donc qq jours avant l'Aïd) qu'elle savait que certains prévoyaient de fêter l'Aïd au whisky-coca.
Quel sens donnent-ils donc au Ramadan? C'est une pause dans les vices ?
Dites-moi siouplait que certains d'entre vous sont encore dans le rayonnement de ce mois sacré !
Brise gauche : euh je vois pas le rapport???
Globuli : ce n'est pas parce qu'un homme a l'âge d'être mon père que je suis une gamine. Croyez-vous que les gens se retrouvent orphelins passé 20 ans?
Si je mentionnais ce fait, c'était pour situer des rapports exempts d'ambiguïtés.
Bèrbère : merci d'être un peu plus dans la thématique. Mais je peux difficilement être d'accord : d'une part, Aziz parle arabe (il a vécu la majeure partie de sa vie dans un pays arabophone). D'autre part, c'est vrai, le Coran est en arabe, et chaque traduction n'est qu'un vague accès au sens. Cela dit, je pense que c'est quand même un accès. De plus, discussion avec un imam - pas forcément infaillible mais tout de même - c'est Gabriel qui transmet message de Dieu en arabe, et non Dieu qui parle arabe. Nuance importante d'après moi car j'aurais tendance à penser que Dieu est au-delà des langages singuliers.
Tous au soleil & Solaine : Merci pour vos réponses. Mais si je peux me permettre, à quoi ça rime de faire le Ramadan sans le mettre en perspective ? Je veux dire : le font-ils uniquement par obligation ou par habitude ? ou encore en vertu d'un contexte familial ?
La comparaison avec Noël est judicieuse car précisément beaucoup fêtent Noël sans réaliser ce qu'est cette fête.
Disons que le Ramadan, c'est au quotidien pendant un mois. Ce n'est pas rien. Alors cela me trouble d'autant plus que certains ne "réalisent" pas ce qu'ils sont en train de faire.
Solaine : Bon jeûne ;o)
Papi : je suis plus d'accord que vous ne l'imaginez. Mais justement cela me trouble : comment peut-on jeûner pendant un mois, veiller à être vertueux, ... et si possible ce qui va avec : penser à Dieu, l'adorer... Bref, tout ça. Puis, boum c'est fini, la vertu, on laisse tomber. Ce sont ces cas-là qui me troublent. Ceux qui sont vertueux au quotidien, c'est très bien ;o) - euh ne me troublent pas ou bien positivement !
Bèrbère : on est grosso modo d'accord, ce que je veux dire c'est que la parole de Dieu ne peut se 'réduire' à un langage singulier - j'aime en particulier l'expression que tu emploies "le Coran émane d'Allah".
Côté hadith, je suis encore complètement néophyte, je suis donc ravie d'apprendre qu'Allah rit : j'ai toujours été convaincue que Dieu avait de l'humour ;o).
Manuel : pour ma part, je ne pense pas que l'alcool soit mauvais en soi, mais que par contre l'abus est néfaste et contre la vertu. Je ne peux m'empêcher de trouver pire d'affirmer l'alcool interdit et d'en abuser néanmoins que d'en consommer modérément avec l'idée que ce n'est pas interdit.
D'autre part, je te rassure, je ne les trouve pas sataniques. Je ne pense pas qu'ils vont aller en enfer. Ni quoi que ce soit de ce genre. Mais je trouve cela contradictoire comme comportement. Et je me demande comment ils peuvent véritablement profiter du Ramadan.
Pour ce qui est des acrobaties, non seulement je situe, mais j'ai également lu un avis sur le sujet dans très chouette livre - Abdessalam, S., L'esprit du jeûne en Islam - l'auteur défend, entre autres, l'idée que le contexte n'a pas à être évoqué comme excuse et que c'est aux croyants de se donner un contexte favorable (c'est de mémoire, j'ai rendu le livre à l'amie qui me l'avait prêté).

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