LE SACRIFICE ET L'AID EL ADHA : une sunnah et une éducation

Le terme « Oudhiya » est attribué aux bêtes que l'on sacrifie le jour de l'aïd el-Adha et les deux jours qui suivent, dans le but de plaire à Allah, et de se rapprocher de Lui.
Le terme « Oudhiya » est attribué aux bêtes que l’on sacrifie le jour de l’aïd el-Adha et les deux jours qui suivent, dans le but de plaire à Allah, et de se rapprocher de Lui. Il englobe différentes sortes d'animaux : ovins, bovins, caprins…. Cette pratique a été établie par le Coran, la Sunna et le consensus de la oumma. Ainsi dans plusieurs propos le Prophète (pbsl) aurait sacrifié et appelé à le faire. D’après notre mère Aïcha : le Prophète (pbsl) a dit : « Il n’y a pas d’acte plus méritoire le jour du sacrifice, que celui de faire couler le sang de la bête (oudhiya) car elle viendra le jour du jugement, avec ses cornes, sa peau, sa toison. Le sang versé sera auprès d’Allah avant même qu’il ne soit versé ici bas, soyez donc satisfait de votre geste ». Dans un autre hadith : « pour chaque poil une bonne action vous sera attribuée, car c’est la Sunna de votre père Ibrahim ».

Ce qui est permis de sacrifier comme animal
Tous les savants sont d’accord sur la validité du sacrifice lorsqu’il concerne l’une des trois catégories d'animaux suivant : ovin, bovin ou caprin. Rien d’autre n’est valable. L'animal atteint d’une maladie apparente, qui est borgne ou boiteux, ainsi que celui qui est atteint d’une grave anémie ou maigreur ne sont pas valables pour le sacrifice. Il en est de même pour les bêtes qui n’ont pas atteint l’âge de 6 mois pour les ovins, 2 ans pour les caprins et bovins, et 5 ans pour les chameaux.

Un seul sacrifice par foyer
Lorsqu’une personne accomplit le sacrifice cela suffit pour lui et sa famille. L’agrément et le salaire qu’il reçoit pour son geste est partagé par toute la famille.

La tradition pour la distribution de la bête sacrifiée
La tradition veut que la viande soit destinée à la consommation du foyer de la personne qui fait le sacrifice, mais elle peut aussi partager avec les nécessiteux, les proches et les amis. Les savants disent que le meilleur partage est de consommer un tiers, de donner un tiers et de garder un tiers en réserve. Il est possible de l’envoyer vers une autre ville ou dans un pays se trouvant dans le besoin.

Le sacrifice comme valeur éducative de la famille et la société
El oudhiya (sacrifice) demeure un exemple à méditer car cet acte au demeurant banal recèle une grande histoire : celle de la soumission totale aux ordres d’Allah tel que l’exprima notre aïeul Ibrahim (B). Ce récit doit être conté et raconté aux enfants afin de leur expliquer ce geste. Les enfants doivent aussi participer (par l’assistance) si possible à l’acte de sacrifice de l'animal.

Les principaux actes de dévotion à accomplir
Pratiquer le jeûne de Arafat. Mettre de beaux vêtements le jour de l’aïd. Pronocer à haute voix le takbir (le matin sur le trajet, avant le discours et après la prière). Aller prier en empruntant un chemin et revenir par un autre. Féliciter ses frères (présenter les meilleurs vœux aux musulmans), exprimer sa joie en fêtant l'Aïd (dans la mesure du raisonnable) avec ses enfants et parents... Les femmes et enfants doivent également participer à la prière de l’Aïd. Rendre visite à sa famille. La joie de ce jour ne doit pas aussi nous faire oublier les souffrances de nos frères et sœurs à travers le monde, les nécessiteux, les malades, nos parents, afin qu’Allah accepte nos sacrifices et notre repentir.

Quant à sa portée
Un remerciement à Allah pour le bienfait de la vie tout court : Nous faisons vivre la tradition de notre prophète Abraham, que la paix soit sur lui, lorsque le Tout Puissant lui avait ordonné d’immoler son fils Ismaël : ce fut alors le grand sacrifice. Il est du devoir de tout musulman de se rappeler que la patience d’Abraham ainsi que de son fils Ismaël est un modèle à suivre et se remémorer que l’amour d’Allah et son obéissance est à l’origine de cet acte.

L’immolation de l'animal est une soumission aux préceptes d’Allah. C’est aussi une occasion de donner et de faire un geste envers les siens comme envers les voisins et les pauvres. Ce sont là des manifestations de joie et de gaîté que le Tout Puissant avait donné à tout être humain. Nous devons par conséquent le remercier pour sa clémence et en parler puisque Allah nous demande de rappeler ses bienfaits : « Et quant aux bienfaits de ton Seigneur parles-en ».


Savoir que le Tout Puissant avait soumis les animaux pour le bien des hommes. Il a disposé les animaux pour que l’homme s’en serve comme nourriture entre autres choses. Allah nous a donc soumis les animaux pour l’immolation en ce jour béni et c’est ainsi que nous trouvons dans le Saint Coran : « Nous vous avons désigné les chameaux (et les vaches) bien portant pour certains rites établis par Allah. Il y a en eux pour vous un bien. Prononcez donc sur eux le nom d'Allah, quand ils ont eu la patte attachée, [prêts à être immolés]. Puis, lorsqu'ils gisent sur le flanc mangez-en, et nourrissez-en le besogneux discret et le mendiant. Ainsi Nous vous les avons assujetti (asservi) afin que vous soyez reconnaissants. Ni leurs chairs ni leurs sangs n'atteindront Allah, mais ce qui L'atteint de votre part c'est la piété. Ainsi vous les a-t-Il assujetti afin que vous proclamiez la grandeur d'Allah, pour vous avoir mis sur le droit chemin. Et annonce la bonne nouvelle aux bienfaisants. » (Sourate 22 Le Pèlerinage (Al-Hajj), versets 36-37).
Paix et salut sur notre bien aimé Mohamed ainsi que sur les siens
Zine El Abidine KOURDI

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Chapitre 1 : Al-Hajj, son statut, ses mérites, ses conditions et autres questions

Dieu dit : "La première Maison qui a été édifiée pour les gens, c'est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l'univers. Là sont des signes évidents, parmi lesquels l'endroit où Abraham s'est tenu debout ; et quiconque y entre est en sécurité. Et c'est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d'aller faire le Pèlerinage de la Maison. Et quiconque ne croit pas ...

Chapitre 2 : Les repères temporels et spatiaux (al-mawaqit) et l'état de sacralisation (ihram)

Les repères temporels
Il s’agit de l’intervalle de temps en dehors duquel les rites de pèlerinage ne peuvent être valides. Dieu dit : « Le Pèlerinage a lieu dans des mois connus » (Sourate 2 La Vache (Al Baqara), verset 197)
Les mois du Hajj sont : shawwal, dhoul-qa'da et les dix jours de dhoul-hajja.

Les repères spatiaux

Chapitre 3 : Types de Pèlerinage

Al-ifrad
C'est le fait de formuler, au moment de l'ihram, l'intention d'accomplir uniquement le Hajj, en disant :
« labbayka bi hajj »
لَبَّيْكَ بِحَج .

Chapitre 4 : Les rîtes du pèlerinage Selon la classification de la jurisprudence

Al-ihram

C'est un pilier (rokn) du pèlerinage pour la majorité, une condition de validité (shart) pour les hanafites. Ce point a été traité en détails dans le chapitre précédent.


La présence à 'Arafat

Chapitre 5 : La fin des rîtes du Pèlerinage

La désacralisation

Elle se fait en deux étapes :

La première désacralisation

Chapitre 6 : Les rîtes du Pèlerinage Selon l'ordre chronologique

De la décision d'accomplir le Pèlerinage jusqu'à l’arrivée au miqat

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