Cessez-le-feu unilatéral : Victoire ou Echec ?

Pour la première fois de son histoire, Israël a mis fin à une guerre de manière unilatérale, en décidant la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier d'arrêter l'opération "plomb durci" dans la bande de Gaza.
de quoi s'agit-il ? Une victoire ou un Echec ?
Pour la première fois de son histoire, Israël a mis fin à une guerre de manière unilatérale, en décidant la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier d'arrêter l'opération "plomb durci" dans la bande de Gaza.
Après 22 jours et nuits d'attaques aériennes, terrestres et maritimes sans merci, utilisant toutes sortes de bombes même celles au phosphore blanc, brûlant littéralement le milieu ambiant, et des bombes à l’uranium enrichi de 235 à 238 qui transforment les corps humains en un tas de charbon, après plus de 1300 morts dont 410 enfants, le reste sont des femmes et civils et seulement 48 résistants de Hamas côté palestinien et 79 soldats touchés directement côté israélien selon les sources palestiniennes, cette décision unilatérale d’arrêter le massacre de masse de la population civile de Gaza ne traduit pas une volonté subite de paix de la part d’Israël, ni ne met fin aux massacres des palestiniens. Cessez-le-feu unilatéral : échec de l’armée israélienne ? Le cessez-le-feu unilatéral ne traduit-il plutôt l’échec de l’armée israélienne devant la résistance palestinienne ?
L’armée israélienne n’a réalisé aucun des objectifs déclarés avant et au cours de l’attaque : elle n’a réussi ni à anéantir la résistance légitime palestinienne, ni à remplacer le gouvernement élu à Gaza par un gouvernement de partisans, ni à diminuer la puissance de la résistance palestinienne, ni même à arrêter les roquettes de la résistance à Gaza.
Samedi soir juste avant l’annonce du cessez-le-feu, Olmert affirmait qu'Israël avait atteint "tous ses objectifs et même au-delà" et conditionnait l’arrêt des attaques et le retrait de son armée par l’arrêt des tirs des roquettes du Hamas. Quelques heures après et sans qu’aucune de ses conditions ne soit réalisée, Olmert annonce un cessez-le-feu unilatéral.
Victoire palestinienne ?
La résistance palestinienne, quant à elle, annonce sa victoire expliquant que l’armée israélienne a détruit les cibles civils, a tué des enfants et des femmes, a détruit des maisons, des mosquées, des écoles de l’UNRWA ,des cibles faciles et ne peut plus avancer ; ses soldats sont devenus très exposés aux opérations de la résistance surtout après la mort de 49 soldats israéliens. Et la résistance palestinienne se montrait de plus en plus farouche. L’armée israélienne ne pouvait que se retirer pour combattre de loin.
L’échec d’Israël a été aussi sur le plan médiatique bien qu’elle ait bénéficié d’une couverture médiatique complaisante reprenant des fois mot pour mot la version israélienne. Certaines rédactions, qui déclarent : « ces images sont trop insoutenables nous ne les passerons pas », n’ont fait que participer à la désinformation orchestrée par Israël. Ne pas montrer d’image c’est mentir. Israël a fait le choix d interdire à la presse internationale l’entrée en Palestine pour distribuer « sa vérité » et d’un black-out total sur ses opérations, pertes, etc.
Mais les images et les informations ont circulé rapidement à travers internet et le monde entier pouvait voir et comprendre le mensonge israélien sans qu’Israël ne puisse contrer ces informations spontanées.
A l'heure du bilan
Olmert cherchait une sortie de guerre qui viserait « avant tout à éviter à Israèl de se voir imposer la paix de l'extérieur, et d'empêcher le Hamas de proclamer la victoire, comme le Hezbollah avait pu le faire lorsque les armes s'étaient tues au Liban en 2006. Samedi soir, Olmert a bien pris soin d'affirmer qu'Israël avait atteint "tous ses objectifs et même au-delà" ».
Le gouvernement élu de Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, avait rejeté par avance toute décision unilatérale israélienne qui ne se traduirait pas par un retrait des troupes israéliennes.
C’est en signant un accord bilatéral avec les Etats-Unis, avant l’arrivée de Obama, et en prenant la décision du cessez-le-feu unilatéral, en étroite concertation avec les Etats-Unis qu'Olmert a choisi une sortie de la guerre ambiguë et complexe.
A l'heure du bilan, il y a surtout un désastre humanitaire provoqué par l'offensive israélienne, qui n'a épargné ni les hôpitaux, ni les bâtiments de l'ONU à Gaza, faisant de très nombreuses victimes civiles.
Médiatiquement Israël sort de cette guerre avec une image internationale gravement détériorée, même si, en interne, l'opinion israélienne juive est restée majoritairement en faveur de l'opération.
A l'arrivée, le Hamas reste plus que jamais un élément incontournable de l'équation politique palestinienne, et ne pourra être aisément contourné.
Le grand gagnant est la population palestinienne de Gaza qui est sortie avec un capital de solidarité internationale sans précédent.

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